carnetdevoyage

Qu’est ce que ça sent ? Le vendredi. Et on adore le vendredi. Qui ça « on » ? Je ne sais pas, mais je ne suis sûrement pas la seule.

Alors pour ce joli vendredi, j’ai envie de vous parler de quelque chose qui me tient vraiment à coeur. C’est long à faire, c’est chronophage au possible, mais c’est tellement empli de poésie et de beaux souvenirs que c’est, je trouve, une étape importante à la fin d’un voyage.

La rédaction, la création, que dis-je, la construction d’un carnet de voyage.

J’avoue que je ne suis pas la plus assidue pour cet exercice. Comme preuve, il faudrait que je parle de l’élaboration du carnet de j’avais créé après un voyage de 13 jours en Thaïlande, dont vous pouvez retrouver des extraits ici, et le carnet entier . Nous étions partis en juin 2013. Ce carnet a été achevé en juin 2014 (terminé, imprimé, dévoré). Non pas qu’il m’ait pris un an E-N-T-I-E-R à faire. Mais tout simplement parce que c’est le genre de projet où je vais bosser à fond dessus une semaine, puis le laisser un peu de côté, pour au final revenir dessus longtemps après, quand je ressens le besoin de revivre mes souvenirs, de me les réaproprier. Dans cette phase, j’ai fais 90% du travail total. On était en avril 2014. Comme si, à un moment donné, je m’étais dis « maintenant, c’est le moment », et la machine, toute seule s’était lancée.

Alors quel sera le suivant ? Celui du Canada. Et cette fois, ça sera un travail vraiment conséquent. Le voyage en Thaïlande avait duré 13 jours, et je l’avais raconté en 140 pages. Nous sommes partis au Canada une année entière, avec un week end prolongé à New York, pour finir avec trois semaines en Guadeloupe. En tout, 13 mois de photos, d’anecdotes, de croquis, de souvenirs, de rencontres, de nourriture, d’amitié, d’amour, de textes interminables sur notre blog…

Ce travail prend du temps, d’autant plus que j’ai envie que ce carnet soit vraiment un reflet de ce voyage rempli de sensations et d’émotions différentes. Je m’attarde facilement dans les dossiers de photos (14000…voilà voilà, c’est à peine le b*rdel), je m’amuse à retrouver des croquis que j’avais oublié au fin fond d’un carnet, je rêvasse en retrouvant toutes les cartes que j’avais soigneusement gardé.

Pour ce genre d’exercice, je ne peux pas vraiment donner de conseils. Chaque carnet de voyage est différent comme chaque personne et chaque voyage est différent. J’ai pourtant quelques petites choses que je fais que je peux vous livrer :

La seule chose que je m’oblige à faire, lorsque je refais des croquis d’après photo, par exemple, c’est de tous les faire dans un même carnet (autant dire, vu la longueur du voyage, une encyclopédie), afin que tout soit rassemblé pour toute la vie (arc en ciel et paillettes sur mon coeur).

Ensuite, j’essaie au plus possible de varier. Les supports, les techniques, les mises en pages, les collages, le style des photos. Mon carnet de voyage, c’est un peu le bazar, comme une nouvelle journée que je découvre, plusieurs mois après en le lisant, et en restant surprise.

Après ça, le principal je pense, c’est de ne pas s’autocensurer. Un carnet de voyage, c’est quelque chose de personnel. Je ne le vend pas, c’est un souvenir. Alors, si j’ai envie de mettre deux photos qui se ressemblent parce que je les adore toutes les deux, j’y vais. Si une photo est floue/moche/ratée/politiquement incorrecte, mais qu’elle me rappelle tout simplement une situation ou un moment qui me tient à coeur, j’y vais. On peut écrire des détails nuls qui ne parleront à personnes, dire que le coup de soleil du voisin de plage avait une forme de cupcake… on s’en fiche, mais si ça nous a fait rire, ça vaut le coup de l’écrire.

Créer ces pages avec le coeur, c’est tout simplement se rappeler ce qui nous l’a fait battre un peu plus fort à un moment donné.

Le(s) mot(s) pour la fin ? S’amuser ! S’amuser pour faire revivre de jolis souvenir et se dire : j’ai mis du temps, mais au moins, je sais pourquoi !

One thought on “Revivre son voyage en carnet

  1. Bon courage pour ce carnet de voyage qui sera sans aucun doute une réussite, et pour vous la concrétisation d’un souvenir inoubliable. Je te suis sur le choix des photos. Lorsque nous avons fait le tour du Mont-Blanc, à l’arrivée d’un col qui normalement donne un paysage magique, le brouillard total. Mais pour nous un super souvenir car nous avons dû chercher les marques blanches et rouges pour ne pas nous tromper de chemin avec tous les dangers que ça représente à cette altitude. C’est un livre personnel qui affiche nos émotions, bons ou mauvais moments, mais un vécu qui reste dans nos mémoires….Bon, quelques superbes photos ça ne gâche rien non plus ! Bisous à tous les 2 et bon travail.

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