Bonjour !

Sous cette pluie battante qui ne semble pas vouloir s’arrêter, je repense à ces quelques jours de vacances que j’ai passé à Lisbonne avec mon amoureux. Ces jours de soleil, de dépaysement total.

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Pendant les vacances, on contemple, on se laisse le temps de se perdre, de profiter des minutes qui défilent, d’écouter, de voir, de sentir, de goûter. Pour le coup, je dois dire que ça a été beaucoup de découvertes, nous avons énormément marché (si vous comptez y aller, oubliez les petites sandalettes ; les baskets, il n’y a que ça de vrai !), ça monte, ça descend, dans des ruelles colorées, carrelées, cachées. Telle un labyrinthe, Lisbonne enivre, se laisse découvrir pas à pas, mais reste mystérieuse. C’est fou comme c’est agréable de lâcher prise le temps de 5 jours.

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Depuis le retour du Canada, je crois que cette envie de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux paysages, me manquait un peu. Mettre un peu le quotidien de côté pour prendre son temps, mais autre part.

Ce sont ces musiciens qui s’installent sur l’une des dix milliards de placettes de la ville.

Ce sont les bières portugaises très fraîches qui sont englouties après des heures de marche et des mollets en feu.

Ce sont les rues que l’on ne retrouve pas sur un plan.

Ce sont ces couleurs, ces azulejos, cette agitation, ces pasteis de natas, à la fois sucrées, croustillantes ET fondantes, dont les miettes collent au bord des lèvres.

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Ce sont les couchers de soleil, et les magnifiques vues de la ville du haut des belvédères.

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Ce sont toutes ces architectures qui semblent raconter un passé plein d’histoire.

Ce sont ces musées, ces expositions, ces vestiges et ces ruines.

 

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Ce sont les fêtes de quartier à l’Alfama et les verres en plastique remplis de ginjinha, une liqueur de cerise délicieusement sucrée, qui se laissent sirotés en déambulant vers on-ne-sait-pas-où-mais-ça-n’est-pas-si-grave, et les caïpirinhas sur les marches d’une église, tard le soir.

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Ce sont tous les jardins botaniques, tropicaux, où les oiseaux chantent à tue-tête.

Ce sont ces vendeurs dans la rue qui veulent te vendre tout (et surtout n’importe quoi).

Ce sont ces chorizos, ces boudins portugais, ces crevettes marinées, ces ananas rôtis, tous ces délices, ces minis kioskes/restaurants et ces citrons qui trônaient par centaines dans les arbres, l’air gorgés de jus.

C’est surtout cette lumière, si particulière, qui se baigne et nage entre chaque bâtisse, rendant éclatante chaque couleur.

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Ce sont ces trajets en tramway, comme dans la nacelle bancale de montagnes russes, ces trajets en train jusqu’à Belem et jusqu’au sable chaud des plages de Cascais.

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Ce sont ces remontés fatigantes jusqu’à l’hôtel, quand les jambes ne suivent plus mais que la tête est remplie de nouvelles images.

 

C’était Lisbonne.

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Bonjour à tous !

Cet article va être court. Oui, je l’annonce directement, comme ça, pas de déception (si jamais il devait y en avoir une…).

Il y a quelques mois, j’avais envoyé un candidature pour participer à l’exposition « A table l’artiste », organisée par l’association Nov’Art.

Et il y a quelques jours, j’ai eu une surprise de taille : j’étais sélectionnée pour participer à l’exposition. En tout, nous sommes 8. 8 artistes différents, utilisant des techniques différentes, pour traduire ce que représente, pour nous, le repas français. Bien sûr, je vous montrerais ma contribution à la fin de l’exposition, mais, pour le moment, elle restera secrète et bien gardée.

Qu’est ce que le repas français pour moi ? La diversité, l’abondance (oui, je me souviens des grands repas qui durent jusqu’à tard et où l’on a déjà plus faim après l’entrée… même si la gourmande que je suis pouvait quand même reprendre deux fois du plat principal par la suite), mais surtout, le partage, encore en pensant à ces grandes tables, où les discussions bruyantes rivalisent avec les bruits des fourchettes, où le vin fait chavirer les rires et les paroles. Les engueulades parfois. Celles qui s’abrègent autour d’un dessert coloré. Je pense à ces grandes tables, et elles me donnent instantanément faim. Je repense aux repas de famille chez ma grand-mère maternelle, où je finissais mon repas en trempant des galettes bretonnes dans un thé bourré de sucre. Je pense aux repas beaucoup trop fournis aussi, qui durent jusqu’au soir.

Je pense aussi, avec un certain recul, au repas de « trop », celui où l’on se force un peu et où les plats à la nourriture trop abondante, ne se finissaient pas. Le repas « social ».

Alors voilà, le repas français, c’est tout une histoire, tant de fumets, de souvenirs, et j’ai donc pu le traduire à ma manière !

Vous pourrez voir les travaux des 8 artistes à la Galerie l’Anachronique -42 rue Mont Cenis, 75018 Paris-

Le vernissage ? C’est ce soir ! Alors, on se voit là bas ?!

 

*La photo qui illustre cet article a été créée par l’association Nov’Art juste pour l’expo !