30012016

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, en écrivant mon titre, je me suis demandé s’il fallait mettre un accent circonflexe sur le « u » de « sûrement ». Et je me suis dit que sans lui, ce mot paraîtrait un petit peu fade.

Bref.

Aujourd’hui, je me suis aussi rendue compte qu’on était en février. Ne me tapez pas, je sais que nous sommes déjà le 5, c’est juste que j’ai réalisé qu’un mois était passé depuis qu’on avait changé d’année. Dingue non ?

Cette année, j’avais décidé comme tous les ans, que « les résolutions, de toute manière, ça ne sert à rien et blablabla ». Mais intérieurement j’ai commencé à me dire : « Cette année, j’essaierais bien de faire ceci, de faire cela… ». Je faisais donc des résolutions. Des choses réalisables du genre « essayer d’avoir un peu plus de patience ». Mais, il y avait quand même des choses qui me faisaient envie. Des choses auxquelles j’avais pensé début janvier, et qui, en un mois, étaient déjà passées à la trappe.

 

Bon, je me lance. Cette année, je sais ce que je ne ferais pas :

 

05022016

  • Aller courir tous les deux jours. J’adore courir. Là n’est pas la question. Il y a tout simplement ce moment en fin de journée où la flemme et/ou procrastination et/ou appel de la vie sociale, viennent me happer. Alors, le matin, n’en parlons même pas. On y voit clairement un manque de motivation, certes. Mais en même temps, si le début d’année commençait en été, ça serait beaucoup plus simple que d’aller se cailler les miches pour chopper quelques courbatures (habiter à Lille n’aide en rien). Donc, reprendre le sport, c’est (à peu près) fait, pour le reste, j’attendrais de pouvoir respirer le printemps (et le pollen).

 

  • Du coup, on glisse doucement vers le matin. Je n’arriverais pas à me lever à 6h tous les matins. J’aimerais bien. J’aime bien avoir l’impression de faire beaucoup de choses le matin. Me lever aux aurores, profiter des premiers rayons du soleil et me réveiller tranquillement avec un thé et un petit déjeuner bien garni, faire un peu de sport (hum hum). Pas possible. En plus à 6h, il fait nuit. C’est l’hiver. Comment voulez vous que mon cerveau comprenne que parfois « nuit=va dormir », et parfois, « nuit=lève toi » ? Le fait est que je ne suis pas du matin, alors le réveil à 8/9h suffit amplement, et personne ne m’en voudra (c’est même déjà une grosse victoire personnelle).

 

  • J’aimerais lire un livre par mois. Qu’on ne se trompe pas, j’adore lire comme j’adore courir. Vraiment. Je lisais beaucoup jusqu’à mes 18 ans. Après, je suis arrivée à Lille, j’ai eu mes études bien prenantes et mon petit boulot à coté. Du coup, j’ai arrêté. Les magazines (Fricote et Néon, éternels amours), ça ne compte pas. Les livres de graphisme/illustration/cuisine/BD et consort, ça ne compte pas non plus. On parle ici de livres SANS IMAGE. Au Canada, j’avais repris la lecture. Intensément. Puis, de retour à Lille en octobre, c’était fini. Et ça me manque, mais les journées passent vite, et je trouve systématiquement autre chose à faire. En fait, j’aime lire dehors, allongée dans un parc, au soleil. Mais bon, là, c’est l’hiver.

 

  • Et en y réfléchissant, finalement, essayer d’avoir un peu plus de patience. Tout simplement parce que ça n’est vraiment pas gagné. Et puis c’est plus facile de patienter en été.

Donc, en fait, pour résumer, si le monde entier ne tient pas ses résolutions de nouvelle année, c’est tout simplement parce que l’année commence en hiver. Voilà. Si vous cherchez une solution, fêtons le nouvel an en juillet.

Sur ce, je vous souhaite un excellent week-end !

grog3

Bonjour !

Bon d’accord, je sais que nous sommes mardi (pour ceux et celles qui sont encore debout) et que le titre parle de lundi. Mais vous en avez entendu parler, vous, de ce Blue Monday ?

Un certaine étude qui dit que le lundi 18 janvier de 2005 était le jour le plus déprimant du monde. Enfin, j’ai envie de dire, l’homme qui a pondu cette énormité devrait peut-être prendre un peu de recul et se dire que, sûrement, dans cette journée précise, quelque chose, un minuscule détail, a peut-être dû le faire sourire, ne serait-ce qu’une demie seconde. Si ça n’est pas le cas, j’ai envie de dire, désolée mon gars.

Ce dernier lundi n’a pas été l’apothéose, mais a tout de même était l’anniversaire d’un homme que j’admire énormément. Alors, quand on y pense, il y a tout de même de quoi sourire.

Le rapport avec le remède ? J’y viens.

Je me suis réveillée en ce lundi 18 janvier avec la gorge comme du papier de verre (mais encore pire que du papier de verre, du verre tout court). Mes amis me diraient « tu n’as qu’à pas te balader en short toute l’année ». Mais là n’est pas le sujet. Peut-être qu’un jour je ferais un article sur le pourquoi, du comment, le short est votre meilleur ami à tout jamais. Mais là n’est toujours pas le sujet.

En vérité, je suis rarement malade, mais, quand je le suis, je le vis comme un garçon. Tout le monde voit très bien de quoi je veux parler : être malade comme un garçon, c’est avoir un ridicule mal de gorge, mais avoir l’impression de mourir…

Lorsque je suis malade, un souvenir odorant, goûteux, sirupeux, chaud, et quelque peu enivrant me reviens. Je me souviens alors des grogs que pouvait me faire mon papa lorsque j’étais malade et pas très vieille (du moins, plus jeune qu’aujourd’hui). C’était à la fois sucré, acidulé, épicé, et quelque peu amer, pour un palet qui ne goûtait l’alcool que par erreur (erreur = le seul chocolat emballé dans un papier d’aluminium dans la boîte de chocolat). Ce breuvage, si doux soit-il, était magique ; il avait tendance à me faire sombrer dans le sommeil, et à laisser mes maux s’envoler en même temps que les derniers rayons du soleil. Qu’est-ce que je dormais bien (tu m’étonnes !)…

Le lendemain, tout était fini.

Alors aujourd’hui, je garde ce réflexe, même si j’ai un peu modifié la recette en y ajoutant du Chaï, ce thé noir si parfumé (et qui sent bon les soirées d’hiver sous un plaid).

grog

Pour réaliser la recette, c’est simple : il suffit de faire chauffer dans une casserole une demi tasse d’eau, le jus d’un demi citron, un peu de cannelle râpée, une cuillère à café de miel (ou plus selon le goût), 3cl de rhum et une cuillère à café de Chaï (on en trouve tout plein, du très bon, en vrac). Quand ça fait de grosses bulles, c’est prêt.

On verse le tout dans une jolie tasse, on y dépose délicatement un tranche d’orange (non, on ne la jette pas dans la tasse, c’est une idée saugrenue), on s’installe, on sort son plus joli plaid et on déguste, tout en pensant à la prochaine fois…où on sera malade comme un garçon.