hm_vide

Bonjour, bonjour !!!!

Aujourd’hui, on est vendredi et ça faisait déjà trois jours que je voulais poster cet article, je ne savais pas vraiment comment l’écrire, comment mettre les mots là dessus sans pour autant que ça soit dramatique au possible.

Je suis freelance depuis maintenant presque 4 ans (et oui, le temps passe très très vite), avec quelques interruption (comme une voyage d’un an au Canada, soit dit en passant). Au départ avec un travail à coté, et depuis le retour en octobre, à 100% ! Et cette semaine j’ai dû me confronter à une petite chose qui peut facilement arriver dans la vie de freelance : le vide. Quand tu te réveilles le matin et que tu te rends compte que ton agenda est vide, que tu as bouclé tous les projets que tu devais boucler et que ta boîte mail semble s’ennuyer à mourir.

Dans ce cas, j’aurais pu dramatiser (ce que j’ai fait un peu), m’avachir en culotte dans mon canapé avec une bouteille de vin en me chouinant « bouuuuuh ma vie professionnelle est finie, finie ma carrière, personne n’aime ce que je fais, personne ne veut de moi » (ce que je n’ai PAS fait)… non je ne suis absolument pas extrême ! Mais la remise en question à ce moment là est forte, et on se demande de quoi sera fait l’avenir. Financièrement, j’ai réussi à gérer pour que, justement, ces périodes de creux qui arrivent de temps à autre ne se transforment pas en coupe gorge. Mais le moral et l’estime de soit même peuvent en prendre un coup. On en parle, avec d’autres graphistes, avec des amis, et tu te rends compte que, oui, cela peut arriver, et que ça n’est pas pour ça que tu ne travailleras plus jamais.

Alors, au lieu de m’avachir et de m’apitoyer sur mon sort, j’ai décidé de maîtriser le vide (et BIM ! monsieur Levide, prend toi ça en pleine poire, tu ne m’auras pas). Alors, oui, il est plus difficile de se lever le matin quand tu sais que ta journée ne sera sûrement pas aussi productive de travaux que tu l’espérais, mais j’en ai justement profiter pour faire d’autres choses.

ÉTOFFER MON BOOK

Déjà, le mettre à jour, présenter les projets terminés que je n’avais pas encore mis en ligne, comme la carte de la Pharmacie Bar, qui date déjà de quelques mois. Mais aussi, travailler sur des types de projets sur lesquels j’aimerais travailler par la suite, comme le packaging (mon pécher mignon des yeux !). C’est vrai quoi ! Autant profiter de ce moment creux pour s’auto-former. Ces projets, même fictifs, sont d’excellents exercices et permettent, de plus, une créativité sans limite, d’oser les projets les plus fous (on peut créer des emballages de papillons comestibles par exemple… oui c’est cruel).

PROSPECTER

En freelance, le bouche à oreille est roi. Mais avant que celui-ci ne fonctionne, il faut crier haut et fort que l’on existe. Pouvoir dire : « si vous avez un problème, je peux vous proposer la solution ». On ne devient pas graphiste star du jour au bout de deux jours, alors tous les moyens sont bons pour se faire connaître. Ce n’est pas la partie que je préfère, je l’avoue, mais autant profiter de ce temps sans projet pour relancer ses anciens clients et toutes ses relations, dégainer ses cartes de visite comme des étoiles de ninja, et crier au monde entier « je suis là » ! Le bouche à oreille viendra par la suite ! Donc, on ne reste pas les bras croisés, si le client ne vient pas de lui-même, ON VA LE CHERCHER !

RANGER

On profite de ce moment pour ranger. Faire le gros ménage de printemps, faire le vide de son bureau, ranger ses papiers, trier, ranger les dossiers de son ordinateur (c’est ce qui m’a pris le plus de temps, d’ailleurs je n’ai toujours pas fini). Comme ça, quand le prochain contrat sera signé, on repartira sur des bases excellentes (on ne se sent pas mieux après avoir fait un grand ménage, même si à la base, on ne voulait pas le faire ?). On range aussi dans son esprit, on se donne le temps de relativiser, de dédramatiser.

CRÉER !

On peut faire toutes ces choses que l’on a pas le temps de faire d’habitude, comme essayer de nouvelles techniques ou même rayer quelques points de la liste des « idées de créa à faire ». On complète un peu son carnet de voyage, on se lance des défis… bref on ne se censure pas, et on voit ce temps libre un peu forcé comme  un moment de liberté créative où tout est permis. J’ai envie d’écrire ? C’est le moment ! J’ai envie de ressortir ma machine à coudre ? Banco ! On se perfectionne dans ce qu’on faisait déjà et on attise sa curiosité pour le reste. Freelance, c’est être à l’affût. Tout le temps.

Et quand tout repart, c’est le moyen de se dire que cette pause forcée aura été bénéfique, même si angoissante. Il ne faut juste pas baisser les bras et voir vers l’avant. Je ne dis pas que c’est une période facile, j’ai aussi la chance d’avoir des gens dans mon entourage qui m’ont donné des coups de pieds en me disant « tout ira mieux ». Parce que c’est ça, tout ira bien, peut-être demain, peut-être la semaine prochaine. En mettant tout en oeuvre pour rester actif et présent (autant envers soit qu’envers des futurs clients potentiels), en restant motivé, en gardant le sourire, tout ne peut que bien aller.

Sur ces derniers mots, je vous souhaite un magnifique, que dis-je, un fantastique week end ! Et je vous embrasse. Bien au milieu du front.

carnets

Mes proches pourront vous le dire, je ne suis pas la personne la plus organisée du monde.

Lorsque je dois organiser quelque chose, un événement, un week end ou autre, ça se fait souvent à la dernière minute, à la hâte (ou même pas organisé du tout, mais bon comme dirais une amie, « Go with the flow »).

Et à chaque fois que je me retrouve à devoir traverser Lille sur mon vélo rose, de long en large, sans m’arrêter, toute tremblotante à cause des pavés, pour pouvoir récupérer mes impressions avant que l’imprimeur ferme, je me dis, et je me répète, que au fond, je l’ai sûrement bien cherché.

Je vis dans un joyeux bordel, et les tâches à accomplir, classées un peu n’importe comment dans mon cerveau, ne font que le confirmer.

Mais, je change petit à petit. En étant freelance, je me retrouve à devoir gérer pas mal de choses en même temps. Jongler entre les projets, la comptabilité, la prospection, les créas plus perso, la vie sociale, la vie tout court et le fait d’essayer qu’il y ait toujours à manger dans l’aquarium de la tortue ; ça n’est pas de tout repos.

J’ai toujours aimé les listes. J’aime en faire pour tout et souvent pour n’importe quoi. Et comme j’écrivais ici, je suis une fille à papier. Crayonner et gribouiller, tel est mon credo pour ne rien oublier. Alors je m’arme. Tel une guerrière. Et là, je sors l’artillerie lourde… c’est pas moins de 6 carnets que je dois trimballer.

Alors, avec quoi s’organise ma vie de freelance ?

1 / Le carnet à croquis : mon carnet à croquis n’est pas un carnet à croquis classique. Il n’a pas de papier à dessin par exemple. Et généralement, il est ligné. Pour éviter le syndrome « page blanche ». Pas de particularité pour celui-ci, mis à part le fait que j’accorde une grande importance à la couverture, et qu’il doit obligatoirement être en A5. Couverture sérigraphiée, à motif de zèbre, unie… Tout y passe. Vu la consommation, il me prend même parfois l’envie d’en faire maison, comme celui que j’ai actuellement. Pour l’utilité ?  Un carnet de croquis, tout simplement. Du croquis d’intention, du croquis préparatoire, du gribouillage d’idée, du gribouillage tout court. CQFD.

2 / Le carnet à idées : comme son nom l’indique, j’y note mes idées. Une par page, comme ça j’ai un peu de place pour la développer, y ajouter des détails. Lorsque celle-ci est réalisée, je coche ! Celui-ci m’a été offert par mon amie Julia. Je l’aime d’amour (Julia et aussi le carnet), un joli Christian Lacroix, fait de beau papier, de relief, de vernis sélectif, d’un marque page tissé… bref le genre de carnet où je m’applique, pour que mes idées restent au chaud.

3 / Mon carnet agenda : inutile d’expliquer à quoi ça sert.

4 / Le carnet de travail : j’y écris mes listes quotidiennes de chose à faire, la veille au soir ; je prends des notes par rapport à mes projets professionnels, mes comptes rendu de rendez-vous etc… Des croquis d’intention viennent même s’y glisser quelquefois.

5 / La carnet d’archive : celui-ci n’est pas sur la photo. Il s’agit d’un graaaaaand carnet où je note un projet en détail (brief de départ, client, impressions générales, petits croquis) dès que celui-ci est terminé. Je ne sais pas pourquoi. Je me dis que peut-être un jour, quand je serais vieille, je pourrais relire mon travail en détail, et ça me fera plaisir (oui, tout va bien, merci).

6 / Le carnet d’écriture : un carnet qui m’avait été offert par mes amis Fred et Matthieu avant de partir au Canada, il n’est pas sur la photo non plus. Il m’a suivi tout le long. J’y écris des pensées, des choses qui me passent par la tête, des anecdotes, comme un journal intime, plus ou moins régulièrement. C’est un carnet épais et beau, noir, avec des feuilles épaisses, sûrement plus destinées à faire du dessin. Mais je n’aime pas faire comme tout le monde, alors j’y écris.

Et oui, tout ça ! Mais, je ne suis pas folle, vous savez ?

bonheur de freelance

Oulala on est déjà samedi, je suis complètement déphasée avec cette histoire de week end de trois jours (oui, je ne parle que de ça !). Cette semaine est passée à une vitesse folle et je ne m’en suis même pas rendue compte !  J’ai tellement de choses à dire ! Des projets que je n’ai pas encore présenté, des idées d’articles en tête et des idées de créas (toutes blotties dans mes 3000 carnets). Enfin bref.

Je voulais vous parler d’un moment qui m’a mis du baume au coeur cette semaine. Ce genre de tout petit moment qui, dans ma vie de freelance, est aussi bon qu’un sachet de mini Dragibus avalé d’un trait. Ce n’est pas grand chose, mais ça m’a fait sourire.

Durant ces dernières années, j’ai pu rencontrer des gens, des clients, avec qui travailler a été et est toujours un réel plaisir. Donc, cette semaine, je travaillais sur un projet de logotype. Un projet fun, qui donne envie, dont le sujet me parle particulièrement. Et en envoyant la dernière version de ce logo, j’ai reçu un appel. Au bout du fil, ma cliente, avec qui le contact était passé directement il y a quelques années. Il y a des gens comme ça, avec qui vous êtes sur la même longueur d’onde…

Et donc, au bout du fil, j’ai entendu l’excitation. J’étais vraiment contente de la version que j’avais envoyé, et l’entendre n’a fait que me conforter dans mon impression. Elle était heureuse. Vraiment heureuse du résultat, et c’était communicatif. On en a ri ensemble, parce que cette communication téléphonique ne devait se traduire que par le rire. Et, par cette conversation, dont fusaient tant et tant d’idées pour la suite, j’ai ressenti cette satisfaction. Celle que l’on ressent quand l’osmose sur un projet se fait. Et le fait d’entendre ma cliente si contente, ça m’a rendu heureuse. Vraiment. Cette reconnaissance dans la voix. Cette gaieté. Cette fierté aussi (oui, oui, je le dis, cette fierté).

En raccrochant, j’ai souri. Et j’ai continué à sourire de loooooongues minutes.

J’aime mon métier.

Il y a quelque temps, j’essayais d’expliquer à quelqu’un le travail spéculatif, qui est assez courant dans le métier que j’exerce (et beaucoup d’autres). Cependant, le métier de cette personne n’était pas du tout soumis à ce genre de pratique.

Alors, j’ai décidé de transposer la situation, quitte à ce que celle-ci paraisse absurde. La réponse  ? « Non mais c’est complètement c** ! ». C’était gagné, tout était bien compris !

Alors, vous avez toujours un peu de mal à vraiment mettre un explication là-dessus ? Petite piqûre de rappel…

 

travailspeculatif

Voilà, c’est tout aussi simple. Lorsqu’il s’agit de concours, les arguments utilisés pour justifier ceci peuvent être fous (un exemple sur cet excellent blog).

Alors qu’on soit le client ou l’indépendant, on arrête les bêtises ?!